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lundi 2 février 2015

Le secteur numérique en manque de talents

La Tribune nous livre dans un article quelques chiffres concernant le marché de l'emploi du secteur numérique, tiré du premier baromètre des métiers du numérique de Cap Digital, Selon ce baromêtre, les offres d’emploi explosent, mais les candidatures ne suivent pas forcément. Extraits :

 « On a de la peine à vendre nos métiers, de la difficulté à attirer les jeunes. En fait comme nous n'avons pas de vrais référentiels de métiers personne ne comprend vraiment ce que l'on propose». Stéphane Distinguin, patron de Fabernovel et président de Cap Digital, révèle une situation totalement paradoxale : la demande de développeurs informatique a progressé de 19% en 2014, ce sont des métiers bien payés dans un secteur en croissance ou dans la plupart des cas on est contacté 4 mois avant même la sortie de sa formation. Et dans pratiquement tous les cas c'est un CDI. Et pourtant on manque de candidats. On en manque également d'administrateurs alors que les offres ont progressé de 28% en un an. Seuls dans les métiers d'analyse de l'information, ceux des megadonnées (30% de demandes en plus) arrivent à trouver suffisamment de candidats. 

[...] L'essentiel dans le numérique c'est la recherche de talents : plus les entreprises sont dématérialisées plus elles ont besoin de talents. Et dans certains métiers il faut aller très très vite : un développeur qui aujourd'hui ne trouve pas un travail immédiatement en Ile de France s'envole vers la Silicon Valley. Là bas les
stages de pré-embauche sont au maximum de trois mois et ils sont rémunérés 10 000 $ ! Si les entreprises françaises ne vont pas très vite elles perdent les talents et nous ne pouvons plus nous le permettre ».

[...] Stéphane Natkin, titulaire de la chaire des systèmes multimedias au CNAM et qui connait parfaitement tous les problèmes de formation connait parfaitement le problème : « pour amener des jeunes à ce métier, il faut s'y prendre  autrement, il faut sortir de la logique disciplinaire et expliquer aux ados qu'en choisissant cette voie ils vont participer à la création de la ville intelligente, de la santé connectée, de la silver économie... le numérique offre aujourd'hui les métiers où l'on peut participer le plus fortement à la transformation de la société, c'est cela qu'il faut vendre aux jeunes [...]

Pour en savoir plus :
> l'article de la tribune

vendredi 29 août 2014

Quels sont les métiers porteurs dans le secteur RH ?

3 experts livrent pour le site letudiant.fr leur analyse du marché de l'emploi du secteur RH. Quels sont les profils porteurs et recherchés ? Voici leurs réponses... (extraits)


Si les départs à la retraite ouvrent des opportunités dans le domaine des RH, ce ne sont pas les mêmes selon le secteur d’activité, la zone géographique et, surtout, les fonctions visées.

Guy Bravais, directeur développement relations écoles-entreprise du Groupe Volvo France.
"Nous sommes en tension sur les métiers de l'administratif RH"

"La gestion des talents est une composante essentielle d'un groupe à forte dimension internationale comme le nôtre. Manager RH est chez nous un métier de terrain, puisqu'il s'agit d'animer les relations sociales en tant que manager de proximité sur nos sites, y compris nos sites industriels. [...] Actuellement, nous sommes en tension sur les métiers de l'administratif RH. Ces métiers de rigueur et d'évolution réglementaire sont pourtant un excellent tremplin pour évoluer ensuite en interne. À noter, la filière RH attire aujourd'hui énormément de femmes, il y a donc des places à prendre pour les jeunes hommes."
 
François Geuze, président de Référence RH* et membre du comité de direction du master MRH (management des ressources humaines) de Lille

"En termes de formation, le bac+5 est la norme"

"Pour les années à venir, la tendance à l'individualisation de la gestion des RH devrait booster les postes de responsable RH de proximité, de responsable formation et de gestionnaire de compétences. Un mouvement parallèle vers une logique de gestion du collectif, avec une dimension moins relationnelle mais plus quantitative, devrait par ailleurs gonfler les postes du type contrôle de gestion RH, responsable rémunération... [...] En termes de formation, le bac+5 est la norme. Il existe des formations partout en France, mais chaque master a une dominante [...]"
 
Aline Scouarnec, présidente de l'Observatoire national des métiers de la fonction RH
"Dans les grands groupes, on a de plus en plus besoin d'experts en rémunération"

"Pour les années à venir, on voit émerger deux tendances. D'abord, un recentrage de la fonction sur l'administration du personnel. Il y a aussi de plus en plus de besoins sur les fonctions de contrôle de gestion sociale et, dans les grands groupes, sur les postes d'experts en rémunération. [...]
L'autre tendance qui représente pour moi l'enjeu de demain, c'est la gouvernance des personnes et des organisations. [...]
En termes de formation, je conseillerais d'éviter de faire cinq années de RH. Un bon bac+2/3 en géographie, commerce, architecture, politique, un an à l'étranger et quelques bons stages en ressources humaines au niveau de la licence et du M1, puis un M2 ou un mastère RH pour terminer donneront une meilleure vision ­globale des ­problématiques de l'entreprise."

Pour en savoir plus :

mardi 17 avril 2012

Les DRH se positionnent sur l'accord compétitivité-emploi

Un article des Échos profite de la fin de la campagne électorale pour interroger les DRH sur certaines propositions des candidats, notamment les accords compétitivités-emploi.
Un DRH sur deux estime cette mesure « improductive ». Les DRH préfèrent les baisses de charges sociales.
Extraits :

Cela pourrait s'apparenter à une douche froide pour le patronat. Alors qu'il pousse, à l'initiative de Nicolas Sarkozy, la négociation d'accords « compétitivité emploi » qui permettraient à une entreprise en difficulté de revoir à la baisse le temps de travail mais aussi les salaires, les directions des ressources humaines des entreprises expriment leur scepticisme.

Selon une étude de l'Association nationale des DRH réalisée par Inergie pour Entreprises & Carrières et menée auprès de 213 DRH entre le 13 et le 30 mars, seuls 19 % des sondés jugent la mesure « pertinente », tandis que 26 % d'entre eux estiment qu'elle sera « sans conséquence particulière ». Surtout, 49 % des DRH interrogés vont jusqu'à juger que la mesure sera « improductive ».

Un résultat à relativiser, estime toutefois Jean-Christophe Sciberras, président de l'ANDRH et DRH France du groupe chimique Rhodia. « Les DRH appréhendent de négocier ce type d'accords avec les syndicats. Ils savent qu'en France il est très difficile de baisser les salaires sauf à passer par le chômage partiel », indique-t-il. « J'interprète donc leur réponse ainsi : ils trouvent que la mesure est intéressante mais ils savent par expérience qu'elle sera compliquée à mettre en oeuvre ». Les partenaires sociaux se sont donnés rendez-vous après la présidentielle pour poursuivre leurs discussions.


Pour en savoir plus :
> lire l'article complet sur le site Les Echos